Tout simplement je veux la sincérité. Je ne suis pas celui pour qui des hommes bien-pensants ont voulu me faire passer, je ne suis pas la sévérité chrétienne en face d’une certaine tiédeur chrétienne.

D’aucune façon, je ne suis ni tiédeur, ni sévérité, ce que je suis : une sincérité chrétienne.

Ce christianisme mitigé qui est le christianisme commun dans ce pays, je veux le mettre en regard du Nouveau Testament pour pouvoir constater quels sont leur rapports mutuels.

S’il apparaît, si je peux ou si quelque autre peut faire apparaître qu’il soutient la comparaison avec le christianisme du Nouveau Testament, alors je le défendrai avec la plus grande joie.
Mais s’il y a une chose que je ne veux pas, et cela à aucun, aucun prix : je ne veux pas, en gardant le silence ou faisant des tours de force, coopérer à créer ce leurre que le christianisme commun de ce pays est le christianisme du Nouveau Testament. Voilà, c’est cela que je ne veux pas…

Je veux la sincérité. Si c’est cela que les proches et les contemporains veulent, ils voudront sincèrement, loyalement, sans réserve, ouvertement, franchement, se révolter contre le christianisme, dire à Dieu : « Nous ne pouvons pas, nous ne voulons pas nous plier à cette puissance », mais qu’on le remarque bien, cela se fait sincèrement, loyalement, sans réserve, ouvertement, franchement ; et maintenant, si étrange que cela paraisse, j’en suis ; car je veux la sincérité. Et partout où il y a sincérité, je puis en être.
Soren kierkegaard

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